L'accouchement prématuré

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Un accouchement prématuré concerne environ 7 % des naissances en France et suscite souvent de nombreuses inquiétudes chez les futurs parents. Heureusement, les progrès de l’obstétrique et de la néonatalogie permettent aujourd’hui une prise en charge de plus en plus efficace des bébés prématurés.

À la Maternité Notre-Dame de Bon Secours, le suivi est assuré par une équipe pluridisciplinaire expérimentée, avec un service de néonatalogie situé sur place afin d’accompagner au mieux les parents et leur enfant.

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Urgence maternité

Vous présentez des contractions régulières, une perte de liquide ou des saignements avant 37 semaines d’aménorrhée (SA) ? Contactez immédiatement les urgences maternité Notre-Dame de Bon Secours : 01 44 12 81 70 (24h/24).

Un accouchement prématuré correspond à une naissance survenant avant 37 semaines d’aménorrhée (SA), selon les définitions de l’OMS et de la HAS. Une grossesse est considérée à terme entre 37 et 41 SA, le terme théorique étant fixé à 41 SA. En France, la prématurité concerne environ 7 % des naissances. Si ce taux est relativement stable depuis une vingtaine d’années, les progrès réalisés en néonatalogie ont permis d’améliorer considérablement les chances de survie et le devenir des bébés nés avant terme.

  • Quand un bébé est-il considéré comme prématuré ?

Tous les bébés nés avant 37 semaines d’aménorrhée (SA) sont considérés comme prématurés. On distingue la prématurité modérée (32 à 36 SA), la grande prématurité (28 à 31 SA) et la très grande prématurité (avant 28 SA). L’OMS fixe le seuil de viabilité à 22 SA ou 500 g.

  • Quel est l’âge réel d’un bébé prématuré ? (Âge corrigé)

L’âge corrigé correspond à l’âge réel de l’enfant auquel on soustrait le nombre de semaines de prématurité. Par exemple, un bébé né à 32 SA et âgé de 4 mois aura un âge corrigé d’environ 1 mois. Cette référence permet aux professionnels de santé d’évaluer plus précisément sa croissance, son poids, sa taille et ses acquisitions psychomotrices durant les deux premières années de vie.

  • Les causes médicales

Certaines situations médicales augmentent directement le risque de naissance prématurée :

  • Rupture prématurée des membranes (RPM) : rupture de la poche des eaux avant 37 SA
  • Béance cervicale / col court (mesure échographique)
  • Infections maternelles (urinaires, génitales, dentaires)
  • Pathologies maternelles : pré-éclampsie, hypertension, diabète gestationnel
  • Anomalies utérines, fibromes
  • Décollement prématuré du placenta, placenta praevia
  • Retard de croissance intra-utérin (RCIU)

  • Les facteurs de risque liés à la grossesse

Certains facteurs liés à la grossesse augmentent le risque d’accouchement prématuré. C’est notamment le cas des grossesses multiples, près d’une grossesse gémellaire sur deux se terminant avant 37 SA, mais aussi des antécédents de prématurité, d’un intervalle court entre deux grossesses (moins de six mois) ou encore d’une grossesse obtenue grâce à une procréation médicalement assistée (PMA).

  • Les facteurs de risque liés au mode de vie

Plusieurs éléments peuvent également favoriser la prématurité :

  • Tabagisme actif ou passif ;
  • Consommation d’alcool ou de substances psychoactives ;
  • Fatigue importante ou travail physiquement pénible ;
  • Stress majeur ;
  • Âge maternel inférieur à 18 ans ou supérieur à 40 ans ;
  • Contexte de précarité sociale.

Il est toutefois important de rappeler qu’un mode de vie sain permet de réduire certains facteurs de risque sans les éliminer totalement : la prématurité n’est jamais la faute des parents.

  • La menace d’accouchement prématuré (MAP)

La menace d’accouchement prématuré (MAP) correspond à l’apparition de contractions utérines régulières associées à des modifications du col de l’utérus avant 37 SA. Son diagnostic est réalisé en consultation grâce à un examen clinique, généralement complété par une échographie endovaginale du col, permettant d’évaluer le risque de naissance prématurée.

  • Les signes qui doivent alerter

Consultez rapidement si vous présentez :

  • Des contractions utérines régulières, douloureuses, plus de 4 par heure avant 37 SA
  • Une perte de liquide clair ou rosé pouvant évoquer une rupture de la poche des eaux
  • Des saignements vaginaux
  • Une pesanteur ou pression dans le bas-ventre, des douleurs lombaires persistantes
  • Des crampes type « règles douloureuses »
  • Une diminution ou modification des mouvements du bébé doit également amener à contacter sans attendre la maternité

Quand consulter en urgence ? Au moindre doute, NE PAS ATTENDRE. Contactez les urgences de la maternité au 01 44 12 81 70 (24h/24) ou présentez-vous directement aux urgences. Mieux vaut une consultation pour rien qu’un retard de prise en charge.

  • Le suivi médical régulier

Un suivi médical régulier permet d’identifier précocement les situations à risque de prématurité. Il repose sur des consultations prénatales mensuelles, puis bimensuelles en fin de grossesse, ainsi que sur les échographies de dépistage réalisées à 12, 22 et 32 SA. En présence de facteurs de risque, des examens de surveillance complémentaires peuvent être proposés, notamment la mesure échographique du col de l’utérus. Le dépistage et le traitement rapides des infections urinaires ou vaginales participent également à la prévention de l’accouchement prématuré.

  • Les mesures de prévention en cas de risque identifié

En cas de risque identifié de prématurité, plusieurs mesures peuvent être mises en place pour prolonger la grossesse dans les meilleures conditions. Selon la situation, le médecin peut prescrire un repos ou un arrêt de travail, réaliser un cerclage du col en cas de béance cervicale ou proposer un traitement par progestérone vaginale lorsque le col est raccourci. Un suivi rapproché en consultation à la maternité Notre-Dame de Bon Secours permet également d’adapter la prise en charge tout au long de la grossesse.

  • Les facteurs modifiables au quotidien

Certains facteurs du quotidien peuvent contribuer à réduire le risque d’accouchement prématuré. L’arrêt du tabac, avec l’aide d’une sage-femme tabacologue si besoin, est particulièrement recommandé. Une bonne hygiène de vie, associant un sommeil suffisant, une alimentation équilibrée et une hydratation adaptée, joue également un rôle important. La gestion du stress et l’adaptation des conditions de travail en cas de pénibilité peuvent être bénéfiques. Enfin, une bonne hygiène bucco-dentaire est essentielle, certaines infections des gencives, comme la parodontite, étant associées à un risque accru de prématurité.

  • La prise en charge à la maternité

En cas de menace d’accouchement prématuré, une évaluation est réalisée aux urgences maternité à l’aide d’un monitoring, d’un examen du col, d’une échographie cervicale et, si nécessaire, d’un test à la fibronectine. Selon les résultats, une hospitalisation en unité de grossesse à haut risque peut être proposée. La prise en charge peut inclure des tocolytiques pour ralentir les contractions, une corticothérapie anténatale afin d’accélérer la maturation pulmonaire du bébé, ainsi que l’administration de sulfate de magnésium avant 32 SA pour favoriser sa neuroprotection.

  • Le transfert in utero si besoin

Si une naissance avant terme est envisagée, un transfert in utero peut être organisé afin d’orienter la future mère vers la structure la plus adaptée au niveau de prise en charge requis. En cas de risque d’accouchement avant 32 SA, un transfert vers une maternité de type III peut notamment être proposé. La maternité Notre-Dame de Bon Secours et l’Hôpital Paris Saint-Joseph au sein du réseau périnatal régional, garantissant une continuité des soins pour la mère et son bébé.

  • Le service de néonatalogie de Notre-Dame de Bon Secours

Situé au 3ᵉ étage de la maternité, le service de néonatalogie permet de maintenir une proximité immédiate entre la mère et son bébé.

Les nouveau-nés y sont pris en charge par une équipe spécialisée composée de pédiatres, d’infirmières puéricultrices, d’auxiliaires de puériculture, d’une psychologue, d’une psychomotricienne et d’une assistance sociale selon un niveau de soins adapté à leurs besoins.

Labellisée IHAB, la maternité favorise le peau-à-peau précoce, soutient l’allaitement maternel et encourage la zéro-séparation, c’est-à-dire la présence des parents 24h/24 auprès de leur enfant.

  • Les soins prodigués au bébé prématuré

Les bébés prématurés bénéficient d’une prise en charge adaptée à leurs besoins : mise en couveuse pour maintenir leur température, soutien respiratoire si nécessaire (CPAP ou ventilation), surveillance cardio-respiratoire continue et alimentation spécifique, avec le lait maternel privilégié lorsque cela est possible.

Le service de néonatalogie de Notre-Dame de Bon Secours dispose de 21 berceaux : 15 berceaux de médecine néonatale et 6 berceaux de soins intensifs de néonatalogie.

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  • La prise en charge pour les parents

Le service propose des chambres permettant aux parents de rester auprès de leur bébé jour et nuit. Une salle de bain et une cuisine leur sont également réservées, offrant un cadre d’accueil privilégié pendant l’hospitalisation.

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La naissance prématurée peut être une épreuve difficile pour les parents, avec un choc psychologique, un sentiment de culpabilité fréquent et un risque accru de dépression du post-partum. C’est pourquoi un accompagnement psychologique est proposé à la maternité Notre-Dame de Bon Secours afin de soutenir les parents tout au long de cette période.

En cas de naissance prématurée, les parents peuvent bénéficier d’un allongement du congé maternité lorsque l’accouchement survient plus de six semaines avant la date prévue. Selon la situation, il est également possible de demander l’Allocation Journalière de Présence Parentale (AJPP) ou un congé de présence parentale pendant l’hospitalisation du bébé. Les familles peuvent être accompagnées dans leurs démarches par l’assistante sociale de l’hôpital. Pour plus d’informations, consultez ameli.fr.

À la maternité Notre-Dame de Bon Secours, les grossesses à risque sont suivies par le Pr Elie Azria et son équipe. Les urgences maternité sont accessibles 24h/24 au 01 44 12 81 70 et le service de néonatalogie sur place garantit une continuité des soins entre la mère et son bébé. Grâce au label IHAB, le peau-à-peau, l’allaitement maternel et la présence des parents sont encouragés, y compris en néonatalogie. La prise en charge s’inscrit également dans le Respect de la Charte du nouveau-né hospitalisé, qui place le bien-être du bébé et la participation des parents au cœur des soins. Les parents peuvent également bénéficier d’un soutien psychologique dédié et, si nécessaire, d’une prise en charge coordonnée avec le réseau périnatal régional. Enfin, la maternité applique une politique de sans dépassements d’honoraires.

Vous n’êtes pas seul·e, vivre une naissance prématurée bouleverse.

L’association SOS Préma met à disposition des familles des écoutants, un forum et des ressources. À Notre-Dame de Bon Secours, une cellule de soutien psychologique vous accompagne tout au long du parcours.

  • Quand un bébé est-il considéré comme prématuré ?
  • Quel est l’âge réel d’un bébé prématuré ?
  • Quelle est l’espérance de vie d’un bébé prématuré ?
  • Quels sont les facteurs de risque de l’accouchement prématuré ?
  • Comment reconnaître les symptômes d’un accouchement prématuré ?
  • Quelles mesures qui peuvent être prises pour réduire le risque de prématurité ?
  • Quelles sont les causes de l’accouchement prématuré ?
  • Quels soins reçoit un bébé prématuré ?
  • Combien de temps un bébé prématuré reste-t-il en néonatalogie ?
  • Quels droits et congés pour les parents d’un bébé prématuré ?